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Un an après avoir rejoint l’Alliance pour la République (APR) en pleine transition vers l’opposition, l’intellectuel et désormais homme politique Hamidou Anne dresse un bilan sans concession de ses douze premiers mois de militantisme. Face à la rupture consommée au sommet de l’État entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, il livre une analyse incisive de la situation nationale. Des accusations de mauvaise gestion économique aux débats sur la souveraineté culturelle et les caisses noires, le cadre républicain dévoile les ambitions de son parti pour la reconquête du pouvoir à l’horizon 2027.
Hamidou Anne, voilà un an que vous avez troqué la plume du chroniqueur pour la carte de militant de l’APR, alors en pleine cure d’opposition. Quel bilan personnel tirez-vous de ces douze premiers mois au cœur de la mêlée politique ?
Un an après, je tire un bilan plutôt satisfaisant de cette année d’engagement partisan car je considère avoir toujours été en politique par mes réflexions, productions et actions, avec comme seule boussole le souci du Sénégal. Le militantisme politique exige beaucoup de sacrifices, d’efforts et une véritable capacité de privation, notamment dans un moment où la brutalité gouverne l’espace public. L’APR a été un choix évident, parce qu’il y a le Président Macky Sall, un ami et un grand-frère d’abord avant d’être un mentor politique, mais aussi parce que le parti porte dans son ADN la défense de la République, la dévulnérabilisation des précaires, des exclus et des opprimés, et la préservation de la crédibilité du Sénégal sur l’échiquier africain et mondial. En un an, je me suis pleinement prêté au jeu du débat politique, notamment sur des sujets qui me sont chers : l’économie, la puissance publique et les questions internationales, avec toujours une volonté de contribuer à l’élévation de la conversation publique, à lui conférer une grande dignité et une certaine hauteur.
